Tudor toute seule

Compagnie Les Non Alignés

Jeudi 4 avril
à 20h

Théatre
Tout public, à partir de 12 ans
1h15
15€ / 11€ / 7€

Présentation

Londres, 1553. Marie, dite Marie la sanglante, dame et reine d’Angleterre, fille de Henri VIII et maîtresse des quatre mers est amoureuse d’un imposteur, qui la trompe et met Londres à feu et à sang. De complots en révoltes, la reine est prise en tenaille entre les cris du peuple, les intérêts des nobles, et son cœur. Celle qui faisait régner la terreur assistera, impuissante, à l’exécution arbitraire de son favori, condamné pour le seul crime qu’il n’a pas commis. Huit lieux. Quatorze personnages. Cent-soixante-seize pages. Une heure. Une actrice. Tudor toute seule est le pari d’une comédienne qui aime un texte et veut le partager avec nous, coûte que coûte. Tudor toute seule est un hymne à la machine théâtrale, prête à s’emballer et à tous nous emporter.

© Crédit photo : Abigaïl Jacquier

Le site internet de la Cie

La compagnie

Les Non Alignés sont des artistes, des scientifiques, des écrivains, des techniciens, rassemblés en compagnie de théâtre. Ils sont issus de l’ENSATT (École Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre), de la Comédie de St-Étienne, de l’INSA de Lyon, du CERN, de l’EPFL, de l’École Normale Supérieure, et se retrouvent pour créer des objets théâtraux singuliers.

Les créations sont empreintes des personnalités de leurs auteurs, et les porteurs de projets sont pluriels, afin de faire circuler les désirs de partage et de jeu de chacun. Nos spectacles sont en français, en créole, en langue classique ou même en équations mathématiques, et portent une patte commune : celle d’une écriture personnelle, sans cesse en mouvement, qui creuse les langages d’hier, d’aujourd’hui et de demain.

Tudor toute seule
Le projet : Un seul en scène sonore

Oser le seul en scène

Tudor toute seule est une performance théâtrale : interpréter seule une pièce entière de Victor Hugo est un défi, à la démesure toute hugolienne. Car Tudor toute seule, ce n’est pas Marie Tudor miniaturisée, réduite à un seul personnage. C’est tenter de saisir l’essence du geste poétique hugolien, en mettant face aux masses grondantes de l’histoire une seule actrice. Faire reposer l’immense tumulte du drame romantique sur un seul geste d’incarnation, c’est faire de ce geste non pas une ascèse, mais une énormité.

La machine : de l’histoire à l’action, de l’action à l’Histoire

Des rouages théâtraux aux rouages politiques, il n’y a qu’un pas. Dans Tudor toute seule, ce pas est franchi avec la mise en place de ce que nous appelons « la Machine ».
Dans la cave de Tudor toute seule, la Machine est totalitaire. Elle est à la fois décor et partenaire. La comédienne en est au départ la technicienne. Elle s’en sert, à vue, et la manipule comme une grande régie son et lumière, à côté de l’espace scène où elle déploie joyeusement son théâtre.
A mesure que la comédienne se prend au jeu, ou plus exactement à mesure qu’elle est prise par le jeu, la Machine épouse cette évolution. Lorsque Marie, encore aux commandes de la grande machinerie politique, prononce la sentence de son amant, la Machine est son bras armé et vivant.
Mais les voies politiques sont impénétrables, et Marie finira prise dans les rouages de cette Machine, pleine d’engrenages et de bielles, engloutie par sa musique.

Le son et la fureur

Dans la grande machine de Tudor toute seule, tout est matière à être enregistré in situ, et récupéré à l’envie.
Les personnages sont sur écoute, les scènes déjà jouées sont autant de possibles pièces à conviction, et les déclarations de Marie sont récupérées par le peuple, qui les renvoie en écho sur tous les toits de Londres. Par ces procédés, les répliques de la pièce de Victor Hugo sortent de la micro-intrigue amoureuse pour devenir « parole historique ».
La clameur énorme du peuple est en effet ce qui précipite l’action, ce qui lui donne son urgence. Le peuple est un acteur à part entière de la troisième journée, qui dialogue avec les personnages, et avec celle qui les incarne tous, Marie. La création sonore et son traitement « en direct » permet ce dialogue, elle permet l’irruption du peuple chez les nobles, de Londres dans la Tour, de l’Histoire dans l’Intrigue.
La rumeur enfle, d’autant enfle la musique.

Distribution

Texte Victor Hugo
Mise en scène Clémence Longy
Avec Clémence Longy
Son Antoine Prost
Dramaturgie Antoine Villard
Décor Jérôme Cochet

Partenaires

Théâtre des Clochards Célestes – Lyon (coproduction et résidence)
Théâtre National Populaire – Villeurbanne (résidence)

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