Comme dans du verre brisé

Compagnie Chifonnie Théâtre

Jeudi 29 novembre
à 20h

Théâtre
Tout public, à partir de 14 ans
1h20
11€ / 7€

Présentation

Il y a eu un moment où leur vie avait un sens. Il y a eu un moment… mais quand ?
Avant… Mais avant quoi ?
Ils se souviennent d’avoir vécu pour quelque chose, talonnés par une illusion, un rêve, une certitude.
Progressivement, le but, le sens de ðtout ça » s’est perdu dans l’action. Et eux avec.
Deux hommes et une femme, face au public, déroulent le fil de leurs pensées.
Ils devraient être heureux.
Être fiers : tout ce qu’ils ont voulu, ils l’ont eu.
Ils ne sont pas loin du bonheur, à un pas.
Mais un pas qui leur coûterait plus cher qu’une nouvelle voiture…
Au supermarché, dans leur voiture, à la banque, à un barbecue avec des amis, nous les voyons peu à peu se dépouiller de leurs apparences, de leur pudeur et ainsi dénudés, ils nous touchent, ils nous ressemblent, ils nous révèlent une humanité qu’on a en nous, qu’on a envie d’aimer : notre humanité.
Poignant, drôle, jamais désespéré.

Distribution

L’auteure
Agnès Marietta

Formation littéraire.
Comme dans du verre brisé est sa troisième pièce. Les deux premières, Passage à vide et Il y a longtemps que je t’aime ont été mises en scène par Michel Marietta (Cie Travaux Publics). Puis elle a écrit L’enfant-Roi, A double tranchant, Coeur-de-cible.

Elle a publié deux romans chez Anne Carrère N’attendez pas trop longtemps et Tout pour toi.

Comme dans du verre brisé, c’est d’abord une écriture, une écriture comme un petit moteur qui ne s’arrêterait jamais de tourner, qui fait avancer le tout, qui s’emballe, ralentit, freine : ce petit moteur qu’on appelle la pensée.
Jusqu’au moment où le silence reprend le dessus. Et qu’il n’y a plus rien à dire.
Ici pas d’écriture sans émotion, pas d’angoisse sans humour, pas d’humour sans tendresses. L’alternance des séquences drôles avec d’autres plus poignantes rend les personnages plus attachants.
Jamais on a pitié on n’a honte pour eux : ils parlent comme ils pensent, et ce qu’ils disent nous renvoient à nos propres questionnements.

Agnès Marietta restitue « les méandres de cette parole intérieure qui nous suit partout », nous obsède, nous tient compagnie et finit, parfois, par nous isoler.

Les Comédiens

Mariel Reynaud

Elle se forme durant 9 ans en ateliers-théâtre (mjc et espace social du Diois), tout en jouant dans différentes compagnies : Les Cures Têtes (théâtre d’impro), le Dragon Bleu, Chifonnie Théâtre.
Elle nous émeut dans Orage, un solo adapté de 24 heures de la vie d’une femme de Stéphan Zweig.

Alin Curtet

Cocréateur de Chifonnie Théâtre en 1978, il  a participé, joué et joue dans toutes les créations et les films de la Chifonnie (une vingtaine de spectacles). Il a également été comédien chez Jacques Coutureau (Cie Les Oiseaux de Passage) de 1983 à 1991, et au Théâtre de la Courte Échelle (Roman) de 1999 à 2011, et par intermittence dans différentes compagnies de rue et jeune public.

Christophe Hardy

De 2004 à ce jour, comédien masqué ou non, Christophe Hardy aime à créer des ponts entre les techniques scéniques du jeu masqué, de la danse et des arts de rue.
Sa formation au cours Florent, puis au CNR de Cergy Pontoise sous l’œil d’Hubert Jappelle, son engagement dans de nombreuses créations lui confèrent une expérience du jeu théâtral fondée sur l’écoute, le sens du mouvement, du texte et des silences.

La mise en scène
Christian Le Corvic

Comédien, formateur, installé dans le Diois depuis 2006, il met en scène différents spectacles dont Les Limbes joyeuses, Orage

Notes sur la mise en scène de Comme dans du verre brisé

Le travail de la mise en scène a surtout consisté à recréer un espace mental dans lequel tout peut se dire, tout peut s’entendre. L’espace est neutre : la scène fonctionne comme une caisse de résonance dont le public est l’écho. La nudité du plateau n’est pas coquetterie ou artifice, elle est la clé de la mise en scène.
Les personnages ont besoin de cette neutralité pour se livrer avec sincérité. Lâchés face au vide, sur le fil dangereux de la confession, rien ne les retient, rien ne les aide, ils sont face à nous. Et nous face à eux.
Le décor est dans le texte, ils le plantent au fur et à mesure : maison, jardin, voiture, nous ne sommes jamais perdus dans cet espace vide.
Parfois un bruit, une musique vient alourdir ou adoucir une atmosphère sans jamais appuyer trop longtemps.
Les costumes sont ceux du quotidien.
Ainsi de la banalité, la mise en scène est à même de révéler la folie des gestes quotidiens, mécaniques, irréels, déconnectés de l’émotion.

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